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Les deux chemins de croix 1867-2010, de Jean-Pierre Porcher



Le chemin de croix est une tradition de piété populaire qui est tombé en désuétude. Il a pourtant laissé des traces sur tous les murs des églises. 14 stations sous formes de petits tableaux. À Saint-Merry, 3 ont disparu. L’artiste photographe, Jean Pierre Porcher, retrouve la continuité des panneaux émaillés en y insérant des séries de photos. Cette œuvre demeurera pérenne dans l’église.

Elle a été inaugurée le14 mars 2010

L’artiste a travaillé sur une notion de perception en mouvement qui varie suivant la distance du spectateur. Il a pixelisé ses images.
De loin, l’image paraît nette (on ne lit pas la pixelisation), de près l’image devient à la limite de l’abstraction tout en restant lisible par la force de l’image icône qui reste présente malgré la fragmentation.

JPP Pixelisé

Non pixelisé/Pixélisé

Voir le site de Jean-Pierre Porcher

JPP_Portrait.jpg

Jean-Pierre Porcher. Photo de Dominique Levenez

Visionnez "Les chemins de croix 1867-2010"Le projet de l’artiste

Le projet que je propose a comme objectif et ambition de révéler et
mettre en valeur le chemin de croix en donnant envie aux visiteurs de
l’Eglise et aux croyants de le (re)découvrir.
Il s’agit de présenter pour chaque étape un détail signifiant, mais
ces détails ne représentent pas seulement un agrandissement d’un
fragment mais la mise en mouvement d’une scène qui à l’origine
était figée.

Je souhaite par cette représentation redonner une vie (au sens du
mouvement) à la passion du Christ et instaurer un jeu d’aller et
retour à la fois visuel et imaginaire entre ces fragments en
mouvements et l’image d’origine.

Le mode de représentation en mouvement confère une dimension
picturale qui s’inscrit ainsi dans le prolongement de l’histoire du
Chemin de Croix d’origine.

Trois étapes ont disparu, les étapes VIII, XI et XII.

Je propose de réaliser une installation pérenne sur ces trois colonnes où figureront les 14 fragments en mouvement du Chemin de Croix d’origine.

En ce qui concerne les trois étapes manquantes, après réflexion, je préfère mettre en valeur cette disparition (cause de cette installation) en représentant par une simple vibration les chiffres romains correspondant aux 3 étapes. C’est aussi, à mon sens, une façon de faire appel à l’imaginaire, à la méditation et à la prière particulièrement pour les étapes XI et XII.

La taille des fragments présentés et leur installation est importante.

Je souhaite conserver la dimension des miniatures originales par un format carré de 23 cm de côté pour deux raisons :
- s’inscrire dans l’esprit de la présentation du chemin de croix original
- évoquer la grande dimension possible de l’image d’origine par le détail ( de plus à cette échelle, la lecture du détail me semble pertinente par rapport au lieu et à la distance de lecture), et ainsi donner envie de redécouvrir la représentation de l’image d’origine dans sa totalité.

La proposition d’installation sur les trois colonnes est la suivante avec à chaque fois cinq formats carrés superposés :

Je voudrais retrouver par mes photos retrouver la brillance des émaux.

Découvrez la série de photos : "Les deux chemins de croix"

Flash Video - 1.9 Mo

Origine du chemin de croix de Saint-Merry

Jean Claude Richard a communiqué à V&D les informations suivantes (V&D le remercie)
Source : Constant Baloche, Eglise Saint-Merry de Paris, Histoire de la paroisse et de la collégiale, Paris 1912 - 2vol.
Au tome second, p. 363 :

« …/… Le chemin de croix en émail, 4500 francs, genre limousin, cardes en bronzes doré, croix, etc., 300 francs, travail de Geffroy, 10 rue du bouloi. …/… Le chemin de croix fut érigé, le 8 mars 1867, par le curé Mège, délégué pour cette fonction. »

Jean-Louis Gabriel, curé de Saint-Merry, ayant démissionné, c’est Victor Jean Louis Mège qui lui succéda en mars 1866.

Ce projet peut être mis en relation avec un autre réalisé par Claude Rutaut

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