Confronter une chapelle du Baroque rococo à une installation empreinte de minimalisme, la complexité du vocabulaire visuel du XVIIe à deux formes, le cube et le drapé, à deux couleurs, le rouge et le blanc, semble une approche étonnante. Avec « Aîtres de peau », l’inattendu se pare de beauté.
« Noli me tangere » (le cube tranché) et « Manteau » (le drapé ouvert) ne résultent pas d’une démarche conceptuelle, mais sont bien plus ancrés dans le sensible : peindre avec les mains, glisser son corps dans une forme enveloppante, immense mais maternelle.
Les échelles des deux pièces dialoguent au seuil d’une chapelle, la première signification du terme « Aître » : parvis, vestibule, porche.
Lire le passionnant entretien avec Ludovic Duhem, jeune artiste de Lille, qui explique comment il a créé ces deux sculptures (>>>)

